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à son domicile. Sa disparition soudaine, à 67 ans, a profondément ému le tissu associatif où ce militant aux multiples facettes s'était largement impliqué.
Président de la MJC dans les années soixante-dix, Roger Beke consacrait en effet tous ses loisirs à l'engagement associatif, donnant son temps sans compter.
Son nom restera intimement lié à nombre d'associations dont SVP Lecture, les Klappende Kloef, le Comité flamand de France (dont il était trésorier), mais surtout au Moulin Hollebeke où il s'est tant investi.
En janvier 2010, cinq ans après l'ouverture de l'estaminet voisin qui faisait sa fierté (car porté par son association Les Amis du Moulin), Roger Beke avait reçu le trophée du mérite associatif. Saisissant alors l'occasion de s'exprimer en pleine cérémonie des voeux, il avait fait part de son souhait de voir des travaux de gros oeuvre entrepris le plus tôt possible sur le bâtiment. C'est ce « parler vrai » qui était tant apprécié chez lui.
« Un homme intègre »
« Roger était quelqu'un de franc : quand il avait des choses à dire, il les disait », glisse, très ému, Michel Coquet, de l'Entraide alimentaire. Les deux bénévoles s'étaient rencontrés sur le projet de restauration des fresques murales de l'église Saint-Hilaire. Projet que coordonnait également Roger Beke.
« C'était un homme intègre, fidèle à sa parole et d'une grande simplicité », lui rend encore hommage M. Coquet. Un homme très actif qui, malgré une courte hospitalisation la semaine dernière, préparait avec soin son bal folk programmé ce samedi. Épris de culture flamande, passionné de lecture, amateur de photographie, amoureux de musique, Roger Beke était un grand consommateur d'arts et de patrimoine, que ce soit des expositions, des spectacles, de l'architecture, des concerts... Sa maison halluinoise témoignait d'ailleurs de cette immense curiosité qui le caractérisait.
Célibataire, sans enfant, il s'était longtemps occupé de ses deux parents dont il était voisin. Le décès de son père de 99 ans, en avril dernier, l'avait laissé bien seul. Aujourd'hui, c'est sa disparition qui laisse un grand vide. • F. M.
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