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Publié par logo_voix_nord le dimanche 14 décembre 2008

Le Syndicat d'initiative et les 24 heures du Mont survivront-ils à la démission de leur président ?

Demain soir, Raymond Vanhalst ouvrira pour la dernière fois l'assemblée du Syndicat d'initiative d'Halluin. Après 40 années de présidence, il tire sa révérence. Un départ qui pourrait sonner la dissolution du Syndicat d'initiative et la disparition de sa manifestation phare : les 24 heures du Mont.

Dans le petit local qui fait office d'accueil du Syndicat d'initiative (SI), Raymond Vanhalst rassemble ses souvenirs : son entrée dans l'association en 1966, sa prise de présidence deux ans plus tard et « reconduite d'office depuis ! » « À mes débuts, j'ai pris mon bâton de pèlerin pour convaincre des amis de nous rejoindre. » C'est comme ça qu'ils mettent sur pied un festival de musique folklorique à Halluin, font venir la Garde Républicaine, la Légion étrangère, Rika Zaraï ou encore Thierry Le Luron... Dans ses plus belles années, entre 1973 et 1985, le SI s'inscrit comme le partenaire des associations dans l'organisation de leurs concerts, soirées, expos. En 1981, il lance les 24 heures du Mont, manifestation festive mêlant défi sportif et esprit bon enfant. « De 50 équipes au départ, nous avons rassemblé jusqu'à 1 600 participants ! » Un peu plus de 1 000, cette année, après une absence très remarquée en 2007.

C'est à l'issue de cette dernière édition que le président a annoncé son souhait de se retirer. Qui reprendra le flambeau ? « Personne, regrette-t-il. Parmi la vingtaine de membres, les trois quarts ont plus de 70 ans et les autres sont en activité professionnelle avec des emplois du temps déjà bien remplis. » Sans successeur, ce départ pourrait donc sonner la dissolution du Syndicat d'initiative et la fin de sa manifestation phare. À moins que la municipalité, déjà partie prenante pour la logistique et la sécurité cette année, ne manifeste le souhait de la reprendre à son compte...

Image vieillotte

« Lors de la course, j'ai lancé plusieurs appels pour que quelqu'un prenne la suite et redonne un nouvel élan. Sur tous les participants, trois sont venus donner un coup de main à l'organisation. La motivation n'est pas la même que celle de nos débuts... » D'un partenaire précieux pour l'organisation de manifestations, le Syndicat d'initiative a été délaissé d'année en année par des associations prenant leur propre calendrier en main. Quant au renouvellement des membres, « les gens préfèrent adhérer à des associations. Nous, on donne sans rien attendre en retour, alors qu'elles proposent du loisir, du sportif ou du culturel ».

Concurrencé par la richesse du tissu associatif halluinois, distancé par les nouvelles technologies, le Syndicat d'initiative semble ne pas pouvoir lutter contre son image vieillotte. Devant les boîtes en plastique où sont méticuleusement rangées les brochures vantant le patrimoine régional, R. Vanhalst admet d'ailleurs que les permanences du samedi matin sont rarement utiles à d'autres qu'à ceux qui cherchent les horaires de bus. « C'est vraiment dommage... », lâche-t-il, un pincement au coeur. Avec le mince espoir d'une candidature spontanée demain soir. •

FLORENCE MOREAU

> Réunion du syndicat d'initiative lundi, à 20 heures, au 58 rue de Lille à Halluin.